Tour Simone
Rue Seutin, 38
Historique
La tour Simone, dite aussi tour du Diable (l'origine de ces dénominations est inconnue), est l'un des derniers vestiges conservés en élévation de l'enceinte médiévale de Nivelles érigée dans le courant du XIIIe siècle. Grâce à quelques plans des XVIe et XVIIe siècles ainsi qu'aux fouilles archéologiques successives, la nature et le tracé de l'enceinte sont relativement bien connus. Longue d'environ 2 km, elle était composée d'une muraille d'environ 2,5 m d'épaisseur et précédée d'un large fossé. Elle comportait sept portes et onze tours, dont la tour Simone, située entre la porte de Soignies et la porte de Mons. En raison des divers sièges que subit Nivelles entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, l'enceinte fut réparée, reconstruite et renforcée à de nombreuses reprises. Au XVIIe siècle, la tour fut utilisée comme local de réunion pour le serment des arbalétriers.
Au début du XIXe siècle, les fortifications étaient devenues inutiles et constituaient un obstacle au développement urbain. Elles sont alors détruites et les fossés remblayés pour y établir les actuels boulevards. La tour Simone doit son salut au fait qu'elle avait été transformée à cette époque en lieu de commodité publique.
Seul vestige de l'enceinte médiévale, la tour Simone est classée en 1950 et acquise par la ville. Elle est restaurée une première fois en 1958. Fermée en 1999 en raison de son état de dégradation important, elle est une nouvelle fois restaurée en 2006 et accompagnée d'un projet d'aménagement et de mise en valeur.
Description architecturale
Tour de flanquement semi-circulaire, haute de 8 m, construite en eurite et en pierre bleue. À l'intérieur, cinq niches voûtées sont aménagées dans l'épaisseur du mur et sont percées d'une meurtrière. Deux d'entre elles sont parallèles au rempart et permettaient d'atteindre les assaillants sur leur flanc.
L'intérieur, couvert d'une voûte en berceau terminée par un cul-de-four, offre un espace de 7,5 m de long et de 4,75 m de large pour une hauteur de 6,25 m. Du côté intérieur du rempart, la tour était ouverte par une grande baie cintrée qui fut bouchée et percée d'une porte, peut-être au XVIIe siècle lorsque la tour servit de local pour le serment des arbalétriers. De part et d'autre de l'entrée, deux passages construits dans l'épaisseur du mur et munis d'escaliers permettaient l'accès au chemin de ronde et au sommet de la tour.
Tour de flanquement
Ouvrage avancé d’une muraille, permettant d'attaquer les flancs de l'assaillant.