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Refuge des Trinitaires d'Orival

Rue de Bruxelles, 27

Historique

Au XIIIe siècle, se dressait à cet endroit l’église Saint-André. Supprimée en 1754 suite à la réorganisation des paroisses, la parcelle fut achetée par les religieux de l’ordre de la Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs (dit Trinitaires) dont le monastère se trouvait à l'extérieur de la ville, dans les bois d'Orival. Ceux-ci firent construire, de 1763 à 1769, cette belle bâtisse qui leur servit de refuge jusqu’à la suppression de l’ordre par l’empereur Joseph II en 1783.

La maison connut ensuite de nombreuses affectations. Elle accueillit un atelier de travail (1805-1812), l’Hôtel des Pays-Bas (1815-1820) où le duc de Wellington aurait passé la nuit du 20 au 21 juin 1815, l’Hôtel de la Couronne (1824-1843) et le collège communal (1843-1848). En 1854, le bâtiment est acheté par la Commission du Mont-de-piété, lequel est supprimé en 1895. Le bien est alors cédé à la Commission des Hospices et devient un orphelinat. 

En 1953, l’orphelinat est transféré. La même année, une convention est signée entre la CAP (CPAS), la Ville de Nivelles et la Société d'Archéologie de Nivelles pour la création et l’installation du Musée Communal d’Archéologie, d’Art et d’Histoire. Le bâtiment est classé depuis 1956.

Description architecturale

Maison d'angle de style Louis XV construite en brique et en pierre bleue. La façade s’organise en deux corps, de part et d'autre d'une travée centrale plus large et présentant une avancée convexe. L’entrée au bâtiment est précédée d’un escalier d'accès entre deux rampes basses. La porte est surmontée d'une  imposte vitrée qui a conservé ses boiseries d'origine. Une coquille rocaille orne la clef du linteau. Au premier étage, la porte-fenêtre est pourvue d'un élégant garde-corps en fer forgé. 

Le bâtiment est précédé d'une cour pavée accessible par deux portails en pierre bleue. À l'origine, la cour était clôturée et uniquement accessible par le portail latéral, dont la clef de l'arc est sculptée d'une croix de l'ordre trinitaire. Le second portail, dans l'axe de la façade principale, provient de l'ancien hôpital du Saint-Sépulcre qui se trouvait au faubourg de Namur. 

Glossaire

Imposte

Partie supérieure d'un piédroit recevant la retombée d'un arc ou partie supérieure d'une porte, indépendante et pouvant être vitrée ou décorée.