Patrimoine

Une ville d'histoire, de mémoire, de curiosités...
En quelques mots...
une ville ou il fait bon revivre le passé,
percevoir l'ambiance des grandes communautés religieuses du 10e siècle,
imaginer son existence lors de l'époque Gallo romaine....
...et ensuite se replonger avec délices dans notre monde moderne en dégustant une tarte al Djote...

Chaussée de Bruxelles

Deux sites classés voisins bordent la chaussée de Bruxelles en sortie de l'agglomération nivelloise : le domaine de Fonteneau, ancienne propriété des de Prelle de la Nieppe à travers l'épouse du comte du Bois, et le domaine de La Potte, propriété depuis des siècles des de Le Hoye.

... et toute une série de rues, ruelles et impasses, avec leurs maisons et demeures anciennes, situées dans l'intra muros, le tout conférant à la ville de Nivelles ce cachet unique qui procure beaucoup de plaisir à ceux qui prennent la peine de s'y promener.

La collégiale Sainte-Gertrude

Avant la deuxième guerre mondiale, à la collégiale Sainte-Gertrude, étaient adossées plusieurs maisons dissimulant la partie méridionale de la puissante abbatiale. Depuis l'incendie du 14 mai 1940, cette dernière fut dégagée et l'admirable composition des masses apparut dans toute son ampleur. On peut émettre l'hypothèse qu'au 14ème siècle, la tour gothique succéda à la tour romane.

La collégiale Sainte-Gertrude est l'une des plus anciennes et des plus grandes églises romanes d'Europe. Elle est protégée par un arrêté de classement et considérée, depuis 1994, comme faisant partie du patrimoine majeur en Europe.
Extérieurement, l'ensemble de l'édifice est remarquable par l'harmonie des volumes, les lignes dépouillées et l'absence d'ornementation. Seules exceptions : le pignon sud du transept oriental, dit pignon de Saint-Pierre, qui présente un décor élaboré d'arcatures aveugles, et l'avant-corps occidental, remontant tous deux à la fin du 12ème siècle. Consacré en 1046 par l'évêque de Liège Wazon en présence de Henri III, empereur du Saint Empire de la Nation Germanique, le sanctuaire appartient par son plan bicéphale au style roman rhénan de tradition ottonienne. Il compte deux transepts et deux choeurs opposés.
Le choeur oriental, à chevet plat, est surélevé au-dessus d'une crypte à voûtes d'arêtes. Au fond du choeur, une armoire en laiton, voulue par Marbrian de Orto et portée par un édicule en pierre bleue, abrite la châsse de sainte Gertrude dans sa version contemporaine.

Le puissant avant-corps occidental - westbau en allemand - comporte un choeur avec abside flanqué de deux portes d'entrée et de deux chapelles-tribunes, une vaste salle haute, dite "salle impériale", accessible par un escalier de 132 marches, un clocher et deux tourelles d'angle. Dans son état actuel, il est le fruit d'une reconstruction (achevée en 1984) consécutive au bombardement de la collégiale en mai 1940.

Le clocher, rétabli en style roman, abrite un nouveau carillon de 49 cloches.
La tourelle sud abrite le jacquemart Jean de Nivelles datant du début du 15ème siècle.
La tourelle nord, appelée "tour Madame", était jadis contigüe au palais abbatial. Les linteaux des portails d'entrée sculptés représentent, d'un côté l'archange saint Michel et de l'autre l'histoire de Samson.

L'intérieur de la collégiale est de dimensions impressionnantes : plus de 100 mètres de long, plus de 44 mètres de large au transept oriental et 20 mètres de hauteur de plafond dans la nef centrale. La récente campagne de restauration lui a restitué une sobriété remarquable : plafond en bois dans la nef centrale , pierres apparentes, décoration limitée et vitraux modernes. Seules les pièces principales du mobilier de la collégiale accumulé au fil du temps ont trouvé place dans l'édifice restauré.
Parmi celles-ci :
• plusieurs oeuvres du sculpteur Laurent Delvaux (1696-1778) et en particulier, deux chaires de vérité... dont celle intitulée "Elie au désert" et qui vient d'être restaurée magnifiquement (mai 1996) par Christian Patriarche, restaurateur attaché à la Ville, et son équipe. Le tout à découvrir sur place.
• autre restauration extraordinaire de l'équipe communale : les magnifiques stalles Renaissance (1566) comportant 32 sièges en chêne destinés aux chanoinesses et à l'abbesse assistant aux offices dans le choeur des Dames.
• les peintures murales : l'une dans le choeur oriental (Le Martyre de saint Laurent) et l'autre à l'un des murs du transept occidental. Une troisième fresque a été transportée et rétablie en l'état au Musée communal.
• le char qui, depuis le 15ème siècle, est destiné à porter la châsse de sainte Gertrude lors du Tour. Il était orné anciennement de 24 panneaux avec peinture sur bois doré des miracles opérés par sainte Gertrude, panneaux dus à la maîtrise de Jacob Sourdiaus, élève de Roger de Le Pasture, vers 1460.
• une vierge polychrome du 15ème siècle...

La crypte, qui se développe sous le choeur oriental, est la plus vaste (22 x 10 mètres) de nos régions. Autrefois, la crypte était accessible directement par des pans inclinés (ou "alloirs") entourant le choeur oriental et permettant le défilé des pèlerins même pendant les offices.

Le sous-sol archéologique, aménagé sous la nef principale de la collégiale, permet de visiter les ruines des cinq églises successives qui, du 7èmè au 10ème siècle, ont précédé l'église romane. Ce sous-sol a été fouillé dès 1941 par le professeur Jacques Breuer assisté de J. Mertens, lequel a repris la direction du chantier à la disparition du premier nommé. L'inauguration officielle eut lieu en 1952, l'aménagement pour la visite datant de la période 1982-1983, le suivi scientifique ayant été assuré par Claudine Donnay-Rocmans, auteur d'une magistrale synthèse sur l'histoire architecturale de la collégiale. A consulter au Musée communal ou à la Bibliothèque Centrale de la Communauté française car l'édition en est épuisée depuis longtemps.

La première église mérovingienne (vers 650) abrite les caveaux funéraires de la première communauté religieuse de l'abbaye de Nivelles. La dernière église carolingienne (10ème siècle) contient la tombe d'Ermentrude, petite-fille de Hugues Capet.

Le cloître a été complètement restauré au 19ème siècle. Seule la galerie nord a gardé son aspect primitif du début du 13ème siècle. Le cloître est tout ce qui subsiste de l'important complexe abbatial qui abritait le chapitre de Sainte-Gertrude de Nivelles.

Autres points à visiter :

• Châsse de Sainte-Gertrude, ou plutôt les châsses... Sans entrer dans les multiples détails ni vouloir alimenter une longue polémique, il faut savoir qu'il existe plusieurs "fiertes", à importance inégale :


la châsse originelle de 1298, ou plutôt les fragments de celle-ci après l'incendie dévastateur du 14 mai 1940. Véritable chef-d'oeuvre de l'orfèvrerie parisienne de la fin du 13ème siècle, elle vient, après inventaire détaillé des pièces restantes, de terminer un périple, que l'on peut qualifier de triomphal, qui l'a conduite de Cologne (Schnütgen Museum) à Paris (Musée de Cluny - Les Thermes) avant d'occuper la place principale dans le tout nouveau "Musée du Trésor de la Collégiale Sainte-Gertrude". A voir absolument (implantation en cours de discussion).

La châsse contemporaine de Félix Roulin (1982), contenant les reste de Gertrude, consacrée en son temps par le Cardinal Danneels et promenée lors du Tour (armoire du choeur Est) :
• Base en acier inoxydable avec décoration en bronze et argent répartis sur 36 panneaux
• Coffre central avec les reliques de la sainte
• Quatre volumes articulés choisis en fonction du moment d'utilisation : exposition, procession...

La copie dite "mécanique" de la châsse originelle, réalisée, selon les techniques du temps et après concours, par Wim Ibens, de Wuustwezel. Extraordinaire pièce d'orfèvrerie donnant la meilleure idée possible de ce que devait être la fierte primitive (Salle impériale de l'avant-corps en ce moment - juin 1996).
Pour mémoire, les copies frustes, soit en plâtre, soit en bois, que l'on promena entre 1940 et 1982 (sacristie / crypte)

• La Salle impériale, située à 20 mètres au-dessus du parvis de l'église, au-dessus des trois coupoles qui ont posé tant de problèmes lors de la restauration. Sa fonction demeure un mystère. Elle accueille actuellement la reproduction mécanique de la châsse du 13ème siècle, entourée de quelques vestiges de cette dernière et des panneaux ornant autrefois le char.
• La Chapelle de Sainte-Gertrude (ou chambre, ou trou...) fait pendant à celle dédiée à sainte Agathe. Accessible par la tourelle Jean de Nivelles ou encore par un escalier droit partant du choeur occidental, la chapelle-tribune est couverte de 2 coupoles elliptiques ; elle se termine à l'ouest par une abside. Eclairée par une grande fenêtre trêflée, la chapelle a été enduite pour faire ressortir davantage les restes de polychromie apparus sur les colonnes d'angle et le décor de fleurs stylisées sur les pendentifs.
• Une croyance locale rapporte que seules les personnes en état de grâce réussissent à se faufiler dans le passage de 25 cm environ qui sépare la colonne du trumeau central.

Ouverture : tous les jours, sauf le dimanche matin, de 9 h à 17 h

Visites guidées :
- pour les individuels :
* en semaine : à 14h00
* le week-end et les jours fériés : à 14h00 et à 15h30

- pour les groupes :
renseignements auprès le l'Office du Tourisme de Nivelles et de la Maison du Tourisme du Roman Païs : Tél. : +32 (0)67 00 04 44

Durée de la visite : Environ 1h30


Le parc de la Dodaine

Véritable poumon vert de Nivelles, le parc de la Dodaine constitue une réserve naturelle d'une ordonnance exquise. Son agencement date du début du 19ème siècle comme le rappelle un chronogramme côté ville. Il se compose d'une pièce d'eau bordée de splendides frondaisons, et d'un ravissant jardin fleuri "à la française" orné de plusieurs sculptures.

Un grand étang, permettant la pratique de la pêche, sert de trait d'union entre le parc et la plaine des sports Reine Astrid.

Outre les nombreux terrains permettant la pratique des sports de plein air traditionnels (football / athlétisme / hockey / tennis...), on trouve aussi :

• un golf miniature, ouvert à partir de Pâques
• un terrain de basket de rue •une salle omnisports polyvalente : escrime, volley-ball, badminton etc.
• une piscine couverte de 50 mètres à 6 couloirs, avec toboggan géant, tremplins, fontaines... sans oublier la cafétaria, le tout combiné à un Centre aquatique de loisirs et de mise en forme Aqua Parc, offrant un merveilleux cadre de relaxation pour tous : sauna, bains vapeur, jacuzzi, solarium, etc.

 


Contact général piscine / Aqua Parc : 067 / 21 55 87


Ancien couvent des Récollets

 


Eglise Saints-Jean-et-Nicolas


Les Franciscains installèrent un couvent à Nivelles au 13ème siècle. Les bâtiments connurent bien des reconstructions et remaniements au fil du temps. L'église actuelle remonte au 16ème siècle ; la construction en fut entreprise en 1524, en bonne partie grâce aux largesses de Marguerite d'Autriche et de Charles-Quint.
Soucieux de mener une vie austère et retirée, les religieux se rattachèrent à la branche des "Frères Mineurs Récollets", en fin de 16ème siècle, fournissant avant tout d'éminents prédicateurs, notamment à la collégiale.

Après le départ des derniers membres de la communauté, début du 19ème siècle, le complexe connaîtra diverses affectations : hôpital et hospice, établissement scolaire puis judiciaire.
Une première phase de restauration, entreprise en 1960, permit de rendre la chapelle au culte en 1964 comme église paroissiale Saints-Jean-et-Nicolas, en remplacement d'un édifice disparu. Une deuxième phase menée par les architectes Simon Brigode et Walter Hanse permit de restituer l'église et les bâtiments dans l'état que nous connaissons aujourd'hui.
A l'extérieur, adossé à un contrefort d'angle de la façade, un Saint-François en bronze exécuté par Christian Leroy rappelle la vocation première de l'édifice.

Le musée Communal

Le Musée d'Archéologie, d'Art et d'Histoire de Nivelles est installé dans une vaste maison d'angle du 18ème siècle, ancien refuge des Trinitaires du prieuré d'Orival.

La belle ordonnance de la façade couverte de vigne vierge, le dégagement bienvenu d'une petite cour pavée accessible par deux portails monumentaux confèrent à ce lieu un charme paisible.

La visite du musée complète et prolonge admirablement celle de la collégiale Sainte-Gertrude.

D'un jubé médiéval aujourd'hui disparu proviennent quatre grandes statues d'apôtres en calcaire, très belles et profondément émouvantes : la qualité de l'exécution, l'intensité expressive des attitudes et des visages, la vie intérieure qui les animent, placent ces oeuvres au rang de pièces maîtresses de la sculpture gothique tardive brabançonne.
Le musée possède surtout une collection d'études en terre cuite dues au sculpteur Laurent Delvaux, dont les oeuvres monumentales rehaussent superbement la collégiale de Nivelles et plusieurs églises du pays. L'attrait particulier de ces terres cuites tient à leur nature même de projets rapides et spontanés ; elles nous mènent sans détour à l'essentiel de l'art du sculpteur : vigueur et puissance des formes, des corps et des mouvements, maîtrisés toujours par l'exigence classique d'équilibre et de rigueur.

La sculpture sur bois y est bien représentée par plusieurs oeuvres de qualité, d'époques différentes. Deux grandes peintures à l'huile sur bois de l'école flamande (attribuées à B. Van Orley) et une somptueuse tapisserie de Bruxelles datant du 16ème siècle méritent également que l'on s'y arrête.
Quant à l'amateur de mobilier ancien, il prendra beaucoup de plaisir à la visite : coffres, armoires, garde-robes et cheminées, horloges et instruments de musique, stalles et lambris provenant de diverses demeures et églises de Nivelles et des alentours, sont répartis avec goût d'une pièce à l'autre.

Au deuxième étage, les salles d'archéologie nous ouvrent les portes d'une autre histoire humaine, beaucoup plus longue et plus ancienne. La première salle retrace l'évolution des modes de vie et des techniques à travers la préhistoire, depuis l'apparition de l'homme dans la région voici 50 000 ans environ. La seconde met en lumière les nombreux aspects de la civilisation gallo-romaine telle qu'elle s'est épanouie chez nous avant d'être démantelée par les invasions germaniques. Tous les objets, tant romains que préhistoriques, ont été trouvés lors de recherches et de fouilles menées dans la région et illustrées par des photographies.

Ajoutons que le musée est doté d'une bibliothèque spécialisée, complétée de façon heureuse par un centre de documentation, couvrant les domaines concernés par les collections et particulièrement centrées sur l'histoire et l'archéologie nivelloises.

27, rue de Bruxelles - 1400 NIVELLES - 067 /88 22 80 - fax 067 / 88 22 04
Ouvert tous les jours, SAUF le mardi, de 9 h 30 à12 h 00 et de 14 h 00 à17 h 00
Non-stop le mercredi : généalogie...

Le Perron

En 1523 fut érigée grand-place, à hauteur de la tour de Jean de Nivelles, la fontaine du Perron (classée) sur ordre de l'abbesse Adrienne de Moerbeke afin de recueillir les eaux abondantes des sources du lieu-dit Clarisse. Le pinacle à crochets date du 19ème siècle.

La statue de l'archange saint Michel, patron originel de la ville, statue qui couronne ce dernier, remplace une ancienne représentation de l'archiduc Albert. Elle est due à Marcel Collet et a été placée lors d'une première restauration en 1922. Une seconde restauration, complète cette fois, a eu lieu en 1984.

La porte de Saintes

Ce porche monumental, situé rue de Saintes, au départ de la grand-place, a été inauguré en septembre 1963, à l'occasion du jumelage officiel des villes de Nivelles et de Saintes (Charente Maritime).

Ce monument est le fruit de la collaboration d'un architecte nivellois, d'un sculpteur saintais et d'un dessinateur brabançon. Il est couronné par une toiture en ardoise ornée d'un élégant clocheton inspiré de celui d'un édifice saintais.

L'intérieur du monument est enrichi de deux belles mosaïques reproduisant les plans des deux villes-soeurs ainsi que de divers motifs en bronze figurant les principaux monuments des deux cités.

La Tourette

Avenue de la Tour de Guet, à proximité du faubourg de Mons, se dresse fièrement la Tourette.
Tour carrée en briques avec chaînage de pierre blanche, construite au début du 17ème siècle, elle a été classée en 1965 et restaurée en 1968. Au premier étage, sur la poutre centrale, se voient les armes de Marguerite de Haynin, abbesse de Nivelles.
L'immeuble est occupé actuellement par le Centre Artistique "Les Oeuvriers".

Moyenne: 5 (3 votes)
sections du site: Loisirs,
Mots-clés libres: collégiale, tourisme,